Prologue

 

 

Prologue

Les terres mortes

 

 

 

           

            Maïla s’éloigna sans regarder en arrière. Elle était épuisée et avait les mains en sang d’avoir transporter des cailloux afin de donner une sépulture à peu près convenable à ses deux amis qui s’étaient sacrifiés pour la protéger et la sauver du monstre gardien du passage.

            Elle ne sentait pas la fatigue ni la douleur, le chagrin d’avoir perdu Sean et "le vieux" était bien plus lourd que toute les douleurs physiques qu’elle pouvait ressentir. Que devait-elle faire maintenant que la voie était libre. Elle se retrouvait seule et déprimée et n’avait plus envie de continuer leur quête insensée. Il devait bien y avoir d’autres groupes qui n’avait pas étés atteins par la malédiction du magicien et  le plus important était de s’éloigner d’ici. Les charognards se rapprochaient pour se régaler de la dépouille du monstre. A environ un kilomètre ils avaient croisé une maison abandonnée, elle allait s’y mettre à l’abri pour la nuit et si d’autres monstres venaient, ou n’importe quel prédateur que se soit, elle se battrait et garderait son dernier carreau d’arbalète pour elle.

            Une meute de hyènes la surveillaient et un loup la suivait à une distance respectable sans avoir l’air de la craindre ni d’avoir peur des hyènes.

               

 

 

           

 

       

 

              L’écrivain a terminé son dernier roman. Il va se servir une bière et fumer une cigarette en se laissant aller sur le canapé avec un album de Led Zeppelin en fond sonore. Il allume une Camel et passe par la cuisine pour prendre une canette bien fraiche qu’il compte bien déguster tranquillement, - J’enverrais le manuscrit demain à l’éditeur, il peut patienter jusque là. – se dit-il en avalant une bonne gorgée de sa boisson glacée.  Mais dés qu’il entre dans le salon il comprend qu’il devra patienter pour se détendre un peu. La fille (la gamine) qui est installée sur son canapé est la réplique exacte de son héroïne qu’il vient d’abandonner à la frontière des terres mortes encerclée de loups et d’autres prédateurs.

              Petite, environ un mètre soixante, tout juste la vingtaine, les cheveux roux coupés courts, des yeux verts qui vous scrutent, vêtue d’un jean usé jusqu’à la corde et d’un blouson de motard sur un t-shirt. Même les rangers râpés viennent compléter la panoplie.

 

            -Bonjours jeune fille, je vois que vous êtes une fan de Maïla, je suppose que vous êtes venue chercher un autographe, mais on n’entre pas chez les gens sans y être invité, donc je vous demande de sortir immédiatement et d’oublier mon adresse, que vous ne devriez pas connaître d’ailleurs.

            -Je suis Maïla.

            -Je suis Maïla il faut me croire. Ça parait fou mais c’est vrai et je sais qui tu es. Laisses-moi t’expliquer, après tu décideras quoi faire.

 

            Le temps de digérer l’information Fred se demande s’il doit appeler un médecin ou essayer de la raisonner. Elle a l’air sure d’elle quand elle dit être Maïla et il ne sera pas facile de la convaincre du contraire d’autant qu’il n’a pas l’étoffe d’un psy.

            - Je suis Maïla il faut me croire. Ça parait fou mais c’est vrai et je sais qui tu es. Laisses-moi t’expliquer, après tu décideras quoi faire.

            - Heureusement que vous savez qui je suis, puisque vous vous êtes introduite chez moi. Mais cela vous donne un avantage sur moi qui ne sait pas qui vous êtes, hormis un allumée qui se prends pour un personnage de roman.

            - Veux-tu m’écouter ? JE NE ME PRENDS PAS POUR MAÏLA, JE SUIS MAÏLA.

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Date de dernière mise à jour : 23/11/2015